L'Albatros, Charles Baudelaire
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!
Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Ce poème splendide est extrait de la partie Spleen et Idéal du recueil ]Les fleurs du Mal de Charles Baudelaire, publié en 1861. Ce poème trés symbolique nous fait découvrir, à travers l'albatros, vaste oiseau des mers,la place du poète dans la société du XIX° siècle.
Là est résumé un des plus grands plaisirs de mon année scolaire... En effet, je suis ravi d'avoir pû étudier des auteurs comme Baudelaire ou Hugo, que j'admire particulièrement...
Comme quoi, malgré les antagonismes que je peux ressentir envers certaines personnes, je peux le dire: I love 1°L! =)
Maintenant, en route pour la Terminale...
Vive la bière!
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!
Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Ce poème splendide est extrait de la partie Spleen et Idéal du recueil ]Les fleurs du Mal de Charles Baudelaire, publié en 1861. Ce poème trés symbolique nous fait découvrir, à travers l'albatros, vaste oiseau des mers,la place du poète dans la société du XIX° siècle.
Là est résumé un des plus grands plaisirs de mon année scolaire... En effet, je suis ravi d'avoir pû étudier des auteurs comme Baudelaire ou Hugo, que j'admire particulièrement...
Comme quoi, malgré les antagonismes que je peux ressentir envers certaines personnes, je peux le dire: I love 1°L! =)
Maintenant, en route pour la Terminale...
Vive la bière!
